Résumé

Ambroise Rendu Réflexions sur quelques parties de notre législation civile envisagées spécialement sous le rapport de la religion et de la morale… (1848)

Sous le second rapport, l'empire des lois humaines cesse absolument. C'est à la religion seule à diriger un acte aussi essentiellement religieux ; et ici, plus d'ordre absolu, plus de formalités indispensables aux yeux de la société.
Il s'agit d'établir entre Dieu et l'homme des relations de bienveillance et d'amour; conséquemment tout doit être libre et volontaire de la part de l'homme.
Nous oserons le dire : ce fut une chose monstrueuse d'ériger en loi civile la réception du sacrement de mariage.
D'un côté, la nature portait irrésistiblement les hommes à une union nécessaire.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Réflexions sur quelques parties de notre législation civile envisagées spécialement sous le rapport de la religion et de la morale… (1848)

Cette condition unique et nécessaire, qui peut seule replacer un enfant naturel au nombre des enfants légitimes, est le mariage que ses père et mère se résolvent enfin à contracter ensemble.
Le législateur est ainsi parvenu à réparer tout le mal du concubinage, et à protéger le sexe le plus faible contre le sexe le plus fort. On dirait que la loi a voulu toucher l'homme, avant qu'il cédât une lâche victoire, ou du moins après sa défaite, par une double considération. Quand il résiste encore, elle essaie de dompter sa passion en l'avertissant des suites.
Source : Gallica

Ambroise Rendu Réflexions sur quelques parties de notre législation civile envisagées spécialement sous le rapport de la religion et de la morale… (1848)

Enfin, pour comprendre en quelques paroles les rapports et les différences de ces deux lois, l'une est la loi religieuse, qui, bien observée, nous met en paix avec Dieu, avec les hommes, avec nous-mêmes; l'autre est la loi civile, qui, bien observée, n'a pour but et pour fin que de nous mettre en paix avec les hommes. Que le citoyen n'en attende pas davantage des législateurs humains; que le chrétien n'oublie jamais que sa législation est du ciel.
Il a paru parmi les hommes un code qui était
tout ensemble religieux, politique et civil.
Source : Gallica

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