Résumé

Louis Lallement Éloge de Jean-Étienne-Marie Portalis… (1861)

Les idées émises par Portalis sur le mariage et sur l'éducation des enfants sont des idées juridiques sans doute, mais qui partent du coeur autant que de l'esprit, et certes elles n'y perdent rien. Elles sont exprimées avec une grâce touchante, et ne pouvaient émaner que d'un tel époux et d'un tel père... Mais nous touchons ici au plus grave reproche qu'on ait pu faire à l'homme dont nous étudions la vie. Quoi! dans une législation qui a la prétention d'être spiritualiste et morale, admettre le divorce !
Source : Gallica

Louis Lallement Éloge de Jean-Étienne-Marie Portalis… (1861)

Faut-il blâmer Portalis d'avoir combattu le système qui place forcément les époux sous le régime de la communauté, lorsqu'ils n'ont point fait de contrat de mariage (3) ? Tout d'abord, il ne faut pas oublier son origine méridionale, qui l'avait fait vivre et grandir dans un pays de droit écrit ? Et puis, franchement et au fond, le régime de la communauté, tant prôné par les théoriciens, a-t-il tous les avantages qu'on s'est plu à lui prêter? Oui, quand le mari est un mari modèle, rangé, économe, soigneux du patrimoine, de sa femme et le regardant comme le bien de ses enfants.
Source : Gallica

Louis Lallement Éloge de Jean-Étienne-Marie Portalis… (1861)

Point de méprise sur les mots domaine éminent ; ce serait une erreur d'en conclure que chaque Etat a un droit universel de propriété sur tous les biens de son territoire. Les mots domaine éminent n'expriment que le droit qu'a la puissance publique de régler la disposition des biens par des lois civiles, de lever sur ces biens des impôts proportionnés aux besoins publics, et de disposer de ces mêmes biens pour quelque objet d'utilité publique, en indemnisant les particuliers qui les possèdent. Au citoyen appartient la propriété, et au souverain l'empire (1) .
Source : Gallica

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