Résumé

Portrait de Gustave Chaudey Gustave Chaudey La justice poursuivie par l'Église… (1858)

Rien de ce que l'on revendique aujourd'hui en faveur de l'Église, rien de ce que l'on prétend faire pour elle n'est constitutionnel, n'est légal : loin de là, tout le droit, public et civil, dans son esprit et dans sa lettre, y est contraire. Vous voulez maintenir la pensée du coup d'état, venger l'honneur de l'Église, venger la religion. Je connais vos motifs; je ne les discuterai point. Commencez donc par faire déclarer, par l'autorité compétente, que la Révolution est non avenue, que ses principes sont pernicieux et faux, sa morale réprouvée, ses droits abrogés, sa justice maudite.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Chaudey Gustave Chaudey La justice poursuivie par l'Église… (1858)

Je confesse que si, en discutant la religion et soumettant à l'analyse les dogmes de la foi, j'avais violé, comme le dit le Tribunal, toutes les règles d'une controverse permise; si, en dehors des qualifications que j'avais le droit d'exprimer, je m'étais livré, envers la religion, à l'invective, à l'injure, à la dérision, j'aurais mérité un juste blâme. Tant que la religion conserve son empire dans les consciences, quelque défectueuse que paraisse sa morale, quelque regrettable que soit son influence, elle a droit à des égards ; c'est le respect même de l'humanité qui le commande.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Chaudey Gustave Chaudey La justice poursuivie par l'Église… (1858)

La guerre, dit l'Église, entre dans le plan de la Providence, par conséquent dans les prévisions de l'empire catholique. L'armée est aussi une église, église terrible, affranchie de tout droit et de tout devoir humain, dont le dogme, la religion, l'économie, le gouvernement, la morale, se résument dans ce mot qui est sa raison d'état, la consigne. Le soldat ne connaît ni famille, ni amis, ni citoyens, ni justice, ni patrie : son pays est son drapeau
Source : Gallica

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