Frédéric Herrenschneider

Résumé

Frédéric Herrenschneider Les Principes, les partis, les Napoléons… (1868)

Pourtant tout ce qui est bien sur la terre est, au contraire, le résultat de luttes et de douleurs; le savoir est une autorité, la morale une règle et l'acquisition du bien-être exige de constants efforts. Celui qui préfère la liberté à tout autre bien n'exerce donc point son initiative : il ne s'instruit pas, ne se moralise pas, ne s'enrichit pas, en un mot ne se civilise point. Il tient même en suspicion celui qui se grandit par son énergie, parce qu'il le considère comme dangereux et blessant pour sa dignité sauvage et pour sa sécurité.
Source : Gallica

Frédéric Herrenschneider Les Principes, les partis, les Napoléons… (1868)

Enfin, en ce qui concerne la loi de l'autorité, l'opposition ne comprend pas quelle est la conséquence fatale de l'emploi de l'initiative individuelle. Celui qui se livre à une spécialité quelconque, politique ou autre, y acquiert de l'autorité, et pour être utile à la nation, selon ses, forcés et qualités, il doit en faire usage selon sa conscience, son intelligence et son habileté. Mettre le droit inculte de tous au-dessus de la valeur d'un homme capable, c'est donc encore renverser le principe de l'autorité naturelle par un aveuglement théorique.
Source : Gallica

Frédéric Herrenschneider Les Principes, les partis, les Napoléons… (1868)

Aujourd'hui chacun a des priviléges sans les avoir mérités. Mais celui qui a constitué un patrimoine à la sueur de son front, ou celui qui a gouverné l'État avec succès, à force d'intelligence et de travaux, ceux-là sont des parias, et doivent se laisser faire comme il plaira aux législateurs de l'ordonner.
Pour laisser aux lois d'unité, de solidarité, d'initiative et d'autorité leur expansion illimitée, aucune entrave ne doit donc être mise à la constitution de la propriété et de la famille, qu'il s'agisse du Prince ou du simple particulier.
Source : Gallica

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