Diffamation

Définition et enjeux

Joseph-François-Claude Carnot,  Examen des lois des 17, 26 mai… (1820)

“ DE LA DIFFAMATION ET DE L'INJURE PUBLIQUES.
ARTICLE XIII.
Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé, est une diffamation.
Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective, qui ne renferme l'imputation d'aucun fait, est une injure.
1. L'article 26 ayant abrogé toutes les dispositions du Code pénal relatives à la calomnie, ce code ne peut plus être pris aujourd'hui en considération; c'est comme s'il n'avait jamais eu la force de loi.
”
Source : Gallica

Gaston Lavalley,  Insuffisance de nos lois contre la calomnie… (1889)

“ De la législation qu'on vous propose, il résultera donc inévitablement que l'homme d'honneur dévorera en silence une diffamation, dont il ne pourrait jamais obtenir qu'une réparation équivoque. Le refus d'admettre la preuve sera un brevet d'impunité pour la calomnie ; elle pourra, sans crainte et sans danger, exercer ses ravages, inonder la société, attaquer et confondre les réputations, les niveler en quelque sorte. ”
Source : Gallica

Procès en diffamation. M. Casimir Périer… (1831)

“ En effet, messieurs, si un tel système de défense pouvait être accueilli, ne serait-ce pas ouvrir une libre carrière à la diffamation? Ne serait-ce pas mettre à la disposition des calomniateurs le plus facile moyen d'impunité? Un point d'interrogation suffirait pour innocenter les lignes les plus fortement imprégnées du venin de la calomnie ! A l'aide d'une simple forme grammaticale, la loi serait foulée aux pieds, la justice frappée d'impuissance, la société entière livrée à toutes les mauvaises passions des hommes habitués à tremper leur plume dans le fiel. ”
Source : Gallica

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