Résumé

Hippolyte Duboy Code-manuel de la presse, imprimerie… (1851)

« Quiconque aura excité à la haine ou au mépris du gouvernement de la République sera puni d'un emprisonnement d'un mois à quatre ans et d'une amende de 150 fr. à
5,000 fr. »
Ce délit d'excitation a la haine et au mépris du gouvernement n'est autre chose qu'une incrimination, dans laquelle les autres viennent se confondre. De toutes les créations répressives des lois sur la presse, c'est la plus vague, la plus dangereuse et la plus perfide. Il n'est pas un écrit qui ne puisse être poursuivi pour excitation à la haine et au mépris du gouvernement.
Source : Gallica

Hippolyte Duboy Code-manuel de la presse, imprimerie… (1851)

Lorsque les faits imputés sont punissables, et qu'il y a des poursuites commencées à la requête du ministère public, ou si l'auteur de l'imputation a dénoncé ces faits, il est, durant l'instruction, sursis à la poursuite et au jugement du délit de diffamation.
Hors de ce cas, à l'égard d'une personne qui n'est point agent de l'autorité, nul n'est admis à prouver la vérité des faits diffamatoires. Le plaignant lui-même n'a pas le droit d'en établir la fausseté : il peut seulement faire entendre des témoins qui attesteront sa moralité.
Source : Gallica

Hippolyte Duboy Code-manuel de la presse, imprimerie… (1851)

Aussi, que l'écrivain ait ou non conscience de la portée de son œuvre, il est rare qu'il échappe aux conséquences des poursuites dirigées contre lui. Ce que nous appelons, en droit, l'exception de bonne foi, ne lui profite pour ainsi dire jamais, surtout dans les temps de préoccupations politiques et sous l'empire de cette tradition déplorable qui consiste à poursuivre, non pas seulement le fait matériel, c'est-à-dire ce qui est écrit, mais encore la pensée imputée par l'accusation à l'écrivain, quelles que soient d'ailleurs les protestations de celui-ci, à l'encontre de cette imputation.
Source : Gallica

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