Résumé

Gustave Rousset Nouveau code annoté de la presse… (1856)

La liberté de la pensée, comme principe générateur d'un droit reconnu par la Constitution, c'est le travail intérieur de l'intelligence humaine dans la perception de ses idées et la conscience de ses jugements; comme principe 'Constitutionnel, c'est le droit d'exprimer et de communiquer librement sa pensée par un moyen quelconque de publication, en se conformant aux lois qui doivent réglementer l'exercice de cette liberté.
Par la liberté de la presse, on doit entendre l'usage légitime de la presse, c'est-à-dire, suivant les lois de l'imprimerie, comme moyen de manifester sa pensée.
Source : Gallica

Gustave Rousset Nouveau code annoté de la presse… (1856)

Le législateur de cette mémorable transition qui prépara la France à l'Empire avait depuis longtemps compris que le journalisme n'était plus que l'embauchage organisé de l'opinion publique, et qu'il était indispensable à l'affermissement du Pouvoir de prendre contre lui des sûretés nouvelles pour le ramener au sentiment vrai de sa grande mission, c'est-à-dire à la propagation de la moralité et des lumières. — La presse politique était devenue une école de tirailleurs contre l'autorité, il fallait en faire une école d'initiation à la liberté amie de l'ordre et des lois.
Source : Gallica

Gustave Rousset Nouveau code annoté de la presse… (1856)

Veiller et veiller sans cesse à ce que la presse soit un flambeau de civilisation et jamais une torche incendiaire, l'enlever à la liberté des indignes ou des incapables pour ne la confier qu'aux bons citoyens qui, s'inspirant d'une conscience éclairée et de l'amour du bien public, avertiront le pouvoir sans attaques, parleront à la foule sans pas sion et signaleront du haut de la raison les abus existants et les réformes possibles :- Voilà le devoir général, voilà à quelle condition la Liberté de la presse sera un véritable bienfait.
Source : Gallica

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