Ferdinand-Charles-Philippe d' Esterno

Élements biographiques

Ferdinand-Charles-Philippe d' Esterno Pétition sur la liberté de la presse… (1832)

Puisque l'excitation à la haine et au mépris du gouvernement du roi n'est autre chose que la censure des actes des ministres, elle ne peut en elle-même constituer un délit ; mais ce que la loi ne saurait trop sévèrement punir et réprimer, c'est l'excitation injuste à la haine et au mépris du gouvernement, c'est l'imputation aux ministres d'actes qu'ils n'ont point commis et qu'on leur attribue faussement pour avoir ensuite le plaisir de les blâmer et de leur dire des injures. En d'autres termes, le délit capital ici, comme en toute autre matière, c'est la fausseté dans les faits.
Source : Gallica

Ferdinand-Charles-Philippe d' Esterno Mémoire adressé à la commission nommée pour la réforme et la codification de nos lois sur la presse… (1877)

La preuve n'est jamais admise pour les faits relatifs à la vie privée; mais elle l'est toujours pour tous ceux qui peuvent toucher, même très-indirectement, aux intérêts généraux; et le droit de la faire n'appartient pas seulement, comme en France, au Gouvernement ou aux intéressés; il appartient à tout citoyen qui veut bien prendre la peine de la faire, parce que dans ces pays privilégiés, la loi est regardée comme la propriété collective de tous. La publication de faits faux étant considérée comme un violation de la loi, chacun a le droit de les rectifier pour la défendre.
Source : Gallica

Ferdinand-Charles-Philippe d' Esterno Projet de concordat entre le gouvernement personnel et le progrès sur le terrain des questions… (1869)

Il est unanimement reconnu, par tous les peuples qui ont l'habitude de se gouverner eux-mêmes, que le point de départ de la liberté publique, c'est la liberté privée. Avant de gérer librement et virilement les affaires de l'État, il faut avoir su gérer librement et virilement les siennes. Avant de défendre les droits de la nation, il faut avoir pris l'habitude de défendre les siens.
La première chose à faire pour créer le courage civique dont il n'existe, en ce moment, aucune espèce de rudiment en France, c'est d'assurer aux citoyens le respect de la personne et l'inviolabilité du domicile.
Source : Gallica

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