Résumé

Ferdinand-Charles-Philippe d' Esterno Projet de concordat entre le gouvernement personnel et le progrès sur le terrain des questions… (1869)

Il est unanimement reconnu, par tous les peuples qui ont l'habitude de se gouverner eux-mêmes, que le point de départ de la liberté publique, c'est la liberté privée. Avant de gérer librement et virilement les affaires de l'État, il faut avoir su gérer librement et virilement les siennes. Avant de défendre les droits de la nation, il faut avoir pris l'habitude de défendre les siens.
La première chose à faire pour créer le courage civique dont il n'existe, en ce moment, aucune espèce de rudiment en France, c'est d'assurer aux citoyens le respect de la personne et l'inviolabilité du domicile.
Source : Gallica

Ferdinand-Charles-Philippe d' Esterno Projet de concordat entre le gouvernement personnel et le progrès sur le terrain des questions… (1869)

Le monopole fleurit là où la liberté devrait se développer.
Des richesses immenses se concentrent dans un petit nombre de mains, et comme, depuis longues années, elles sont ordinairement le produit d'opérations entachées d'improbité, comme elles représentent les dépouilles, enlevées par la fraude à la nation tout entière, la nation tout entière s'unit, dans un concert de malédictions, contre ses spoliateurs.
Il est impossible qu'une partie de son mécontentement ne remonte pas jusqu'au gouvernement, auquel, après tout, la répression appartient.
Source : Gallica

Ferdinand-Charles-Philippe d' Esterno Projet de concordat entre le gouvernement personnel et le progrès sur le terrain des questions… (1869)

Et cependant le gouvernement, qui en a l'impopularité, n'en recueille pas les bénéfices. Il n'a nul intérêt à maintenir une loi partiale; seulement il se laisse aller aux suggestions des privilégiés qui en profitent ; il se laisse aller surtout aux suggestions d'un corps d'hommes de loi systématiquement hostile à tout perfectionnement et fermement résolu à écarter tout progrès de notre législation.
L'homme de loi, en France, est devenu une espèce de thaleb ou d'ulhéma qui ne connaît que le Livre. Tout ce qu'il contient est bon ; tout ce qu'il ne contient pas est mauvais.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature