Résumé

Ni monarchie ni démocratie : le suffrage universel perd la France (1871)

Mais, en politique, il n'y a, il ne saurait y avoir, aucun droit, pas plus supérieur qu'inférieur. Tout s'y réduit à des systèmes.
C'est, qu'on ne l'oublie donc pas, le seul instinct de l'homme pour la conservation et le progrès qui a formé les sociétés ; c'est par lui seul qu'elles ont vécu; c'est lui seul qui les soutient encore.
De là, pour elles, un droit incontestable, incontesté, à la conservation d'abord, au progrès ensuite; droit essentiellement, uniquement social, qui prime tout dans les institutions humaines, et ne permettrait pas qu'aucun droit politique prît place en face de lui.
Source : Gallica

Ni monarchie ni démocratie : le suffrage universel perd la France (1871)

Si elle est en harmonie avec les aspirations politiques du moment, il y a progrès et bonheur; sinon, il y a stagnation, souffrance, et, au bout d'un temps plus ou moins long, révolution. C'est elle, en résumé, qui est toute la constitution. Comme les autres constitutions, donc, les lois électorales devront être mobiles, changer avec le temps, s'adapter en un mot aux besoins. D'où cette conséquence que le suffrage universel, qui est un absolu, ne tenant aucun compte ni du temps, ni des besoins, est une loi électorale détestable.
Source : Gallica

Ni monarchie ni démocratie : le suffrage universel perd la France (1871)

Que la politique pour être stable, devait être, à la fois, conservatrice et progressiste.
Que, depuis 1789, le progrès avait eu, en France, pour formule obligée: la loi, de plus en plus, souveraine; les pouvoirs des gouvernants, de plus en plus, réduits ; que les rois, par suite, étaient devenus ses ennemis; que la monarchie donc ne pouvait plus, à l'époque actuelle, être conservatrice et progressiste; qu'elle avait cessé à cause de cela, d'être viable, ou du moins de pouvoir être stable; — D'où cette conséquence, que la République sera désormais la forme obligée du gouvernement de la France.
Source : Gallica

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