Anselme Petetin

Résumé

Anselme Petetin De l'ordre dans la République… (1849)

L'âme de la révolution française, c'était l'équité politique, c'était l'égalité représentative; tous les partis le pensaient et le disaient au début. Mais la lutte commencée, les individus y portèrent l'égoïsme de leur Orgueil, de leurs ambitions, de leurs haines et de leurs frayeurs ; ils ne cherchèrent plus dans ce principe qui avait soulevé la nation, qu'une arme pour massacrer leurs ennemis de chaque jour ou pour se sauver eux-mêmes.
Source : Gallica

Anselme Petetin De l'ordre dans la République… (1849)

Chacun d'eux s'efforça donc d'engager la France entière dans la solidarité de ses actes et de leur responsabilité. Tout péril qui les menaçait devenait ainsi un péril public: de sorte que d'éxcès en excès, de réaction en réaction, le pays, à la fin, fut à la merci de la passion la plus extrême de toutes, d'une passion de quelques hommes, de plus en plus isolés dans leur volonté, et qu'il se vit obligé d'adopter entre eux et le principe même de la révolution.
Source : Gallica

Anselme Petetin De l'ordre dans la République… (1849)

J'ajoute même que la Monarchie est moins propre que la République à l'atténuer et à en affaiblir les effets.
Qui de nous n'a pas, dans la vie privée, rencontré des esprits faux, des tempéraments violents? Qui n'a pas chaque jour à lutter contre quelqu'une de ces natures perverses ou extrêmes ? — Or, si elles existent dans la sphère privée, où le bon sens est si puissamment sollicité par l'intérêt individuel, à plus forte raison doivent-elles se manifester dans les régions de la politique, où tout est si vagué et si incertain.
Source : Gallica

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