République ou décadence. Par L. Magois… (1883)
“ Cette sorte de liberté n'existe qu'à l'état sauvage, où l'individu peut tout faire, même le mal, sans avoir à redouter d'autre châtiment que les représailles de celui ou de ceux auxquels il a causé un préjudice. Dans une société civilisée, la liberté de chacun n'est un bien qu'autant que, dans ses effets, elle ne nuit pas aux droits d'autrui. Au-delà de cette limite, elle devient un mal, une injustice, et à ce titre elle doit être empêchée. La République qui, comme gouvernement, est au plus haut degré l'expression de la vraie civilisation, ne saurait sans déchoir méconnaître ce principe. ”
