Résumé

Qu'est-ce que le Tiers Parti ? rien… (1869)

Or, le suffrage universel sans restriction, tel qu'il est appliqué aujourd'hui, est plus qu'un droit, c'est un fait accepté et défendu par l'immense majorité de la nation.
Certes, le gouvernement qui aurait prévu l'avénement du suffrage universel — et l'on devait le prévoir — eût fait preuve d'excellente politique et assuré pour longtemps son avenir, s'il eût préparé le peuple à l'exercice de ce droit par une éducation suffisante et par l'abaissement graduel, non pas du cens d'imposition, dont l'absurdité n'a pas besoin d'être démontrée, mais plutôt, si j'ose le dire, du cens intellectuel.
Source : Gallica

Qu'est-ce que le Tiers Parti ? rien… (1869)

Gomment l'homme des Idées Napoléoniennes peut-il hésiter à voir que le peuple qui a fait 1789, 1830 et 1848, prétend être le seul maître de ses destinées, faire lui-même ses affaires, et ne reconnaître aucune souveraineté au-dessus de la sienne ?
Oui, les élections de 1869, les plus libres qui aient eu lieu depuis dix-sept ans, les plus raisonnées depuis la mise en pratique du suffrage universel, ont produit ce résultat capital : d'élever au-dessus de toute discussion le dogme politique de la souveraineté nationale.
Source : Gallica

Qu'est-ce que le Tiers Parti ? rien… (1869)

Qu'avant toute chose, il s'occupe d'étudier, de surveiller, de contrôler ce qui se passe autour de lui. Que par des votes raisonnés, qu'au moyen de conseils municipaux indépendants, on arrive à forcer la main au pouvoir, et que l'on fasse justice du droit monstrueux qu'il s'est donné d'imposer aux communes leurs magistrats municipaux. Que la pression calme mais constante de l'opinion amène une amélioration analogue dans l'organisation des conseils d'arrondissement et des conseils généraux. Quand la commune et le département auront conquis leur liberté, celle de la nation est à jamais assurée.
Source : Gallica

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