Émile Ollivier

Résumé

Émile Ollivier La Révolution de 1870 (1871)

D'ailleurs, comme un peuple aujourd'hui florissant, qui sut, en moins de dix années, réparer, avec un tel Gouvernement, les désastres de plusieurs siècles de tyrannie et de guerre, nous saurons nous relever bientôt de nos pertes, et mettre la nation au rang qu'elle a toujours occupé. Mes frères, mes anciens républicains de la gauche, je ne vous ai point trahis, je vous ai sauvés : c'est moi qui suis l'auteur de cette guerre ; si vous me jugez digne de châtiment, sacrifiez-moi ; je né saurais mieux mourir, après avoir fait choir l'Empire et donné la République à la France.
Source : Gallica

Émile Ollivier La Révolution de 1870 (1871)

Dès son entrée dans la vie politique, il avait parfaitement vu et compris que la dynastie napoléonnienne ne descendrait que très-difficilement du trône, soutenue qu'elle y était par les campagnes encore enthousiasmées des souvenirs du premier Empire, et s'y soutenant elle-même par la ruse et les tromperies, et que le parti libéral ne triompherait jamais, car s'il n'est pas battu, victime de son honnêteté, il sera toujours trompé. Ne pouvant donc espérer de victoire par la force, il résolut d'employer lui aussi la ruse contre la ruse; la victoire sera au plus rusé.
Source : Gallica

Émile Ollivier La Révolution de 1870 (1871)

Vos malheurs, vous les devez à cet infâme Bonaparte, qui laissa la France; dans le plus profond avilissement, le trésor public dansla plus extrême pénurie, en employant l'argent, gagné à la sueur de vos fronts, à satisfaire ses folies, à acheter de lâches courtisans ; c'est à sa coupable politique d'affaiblir la nation pour se soutenir lui-même au pouvoir, que vous devez tous vos revers; et c'est un tel chef d'État que, par le plébiscite, vous avez voulu définitivement asseoir sur le trône!
Source : Gallica

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