Résumé

Conseils sincères aux partisans de l'empire… (1868)

Ceux qui parlent ainsi oublient, en vérité, qu'en Angleterre il n'y a presque plus de questions de pure politique, parce que depuis longtemps l'exercice complet de toutes les libertés est accepté par le Gouvernement. La liberté de la presse affranchie de tout impôt et de toute entrave, la liberté des réunions et des associations, la liberté et l'omnipotence parlementaire existent à l'état d'habitude prise ; personne n'a à les défendre, parce que personne ne songe à les restreindre ni à les contester.
Source : Gallica

Conseils sincères aux partisans de l'empire… (1868)

Et, vraiment, ont-ils tort ceux qui pensent que les élections étant la seule manifestation directe de la volonté nationale, il importe que cette manifestation soit sincère et non pas réglée par l'administration ? N'est-ce pas l'intérêt commun du pays et du gouvernement que l'opinion s'exprime nettement, et qu'elle préserve ainsi le chef de l'État du danger de s'engager ou de persister dans une politique contraire à la pensée générale? Qui peut nier qu'une des causes les plus fréquentes des révolutions sont les malentendus entre la nation et le pouvoir ?
Source : Gallica

Conseils sincères aux partisans de l'empire… (1868)

En matière de délits de presse politiques, au contraire, le gros du public prend ordinairement parti contre l'accusation. Pour peu que le débat se prolonge et se renouvelle, l'accusé devient populaire, et son journal, bien loin d'être discrédité, trouve des lecteurs qu'il n'aurait jamais eus sans les poursuites. — Le public a tort, dites-vous. — C'est possible ; mais des hommes d'État bien avisés tiendraient grand compte de cette disposition de l'opinion. Il n'y a que des avantages à punir tous les délits ordinaires; tandis que les procès de presse ne sont utiles que dans des cas très rares.
Source : Gallica

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