Résumé

E. Billequin Des Candidatures officielles, par E. Billequin (1869)

Il ne suffit pas que la loi protége le droit de vote, il faut de plus qu'elle en surveille l'exercice et qu'elle en assure la libre et loyale application. C'est par là que se justifie l'intervention de l'autorité, et de même que, dans l'ordre moral, il n'y a pas, pour ainsi dire, un seul droit qui n'ait son corollaire, de même, à côté de l'immunité accordée au Pouvoir par la loi constitutionnelle de se mêler aux agitations du scrutin, se place l'obligation, pour lui, de veiller à la sincérité des opérations électorales.
Source : Gallica

E. Billequin Des Candidatures officielles, par E. Billequin (1869)

Le Pouvoir, ou si on l'aime mieux, l'Administration qui représente le Pouvoir, doit ménager son action, et n'intervenir dans la lutte électorale que lorsque son intervention est rigoureusement nécessaire. Il est bon de laisser le suffrage universel fonctionner en toute liberté, c'est à dire abandonné à sa propre impulsion, soit lorsque ceux qui l'exercent sont suffisamment édifiés sur le mérite des candidats qui viennent affronter le scrutin, soit lorsque ces mêmes candidats offrent au pays et au Gouvernement des garanties certaines, sérieuses, complètes.
Source : Gallica

E. Billequin Des Candidatures officielles, par E. Billequin (1869)

Est-ce que la dissémination des électeurs sur une vaste superficie, où l'on compte de nombreuses communes dont les habitants sont étrangers les uns aux autres, ne constitue pas, pour l'Autorité, le droit d'intervention que nous revendiquons pour elle? Si riche en hommes que soit la France, l'est-elle assez pour pouvoir mettre toujours et partout à la disposition du corps électoral des candidats jouissant d'une grande notoriété et dont le nom ait une signification aux yeux des populations appelées à exercer leur droit de souveraineté?
Source : Gallica

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