Maurice de Foblant

Résumé

Maurice de Foblant,  L'union libérale (1869)

“ Vive la liberté d'abord, et vive ensuite le gouvernement qui nous la donnera. Si la liberté doit un jour nous venir de l'Empire, le lendemain de ce jour-là rien ne nous empêchera de dire : Vive l'Empire. Mais sans attaquer l'Empire, et tout en lui restant soumis, nous demandons que, pour le glorifier, il nous soit permis d'attendre qu'il réalise notre programme et qu'il comble nos voeux. L'amour ne se commande pas, il s'inspire ; et si, pour ceux qui l'ont prêté, le serment politique oblige à être fidèle, il n'a jamais eu la vertu de contraindre personne à aimer. ”
Source : Gallica

Maurice de Foblant,  L'union libérale (1869)

“ Mais, qu'il soit le sujet d'un monarque ou le citoyen d'un pays libre, qu'il soit Russe ou Américain, l'homme peut, à bon droit, lorsqu'il s'agit des affaires de son gouvernement et que dans son pays l'ordre règne, soutenir que la liberté prime tout le reste et qu'elle n'est primée par rien. C'est en ce sens que nous disons qu'en politique la liberté est le but suprême. ”
Source : Gallica

Maurice de Foblant,  L'union libérale (1869)

“ Mais entre libéraux, ce n'est pas ainsi que la question se pose. Le but que poursuit le vrai libéral, l'enjeu de la partie qu'il joue, c'est la liberté. Devant cet intérêt supérieur, tout le reste sans doute ne s'efface pas, mais tout pâlit. A chacun de nous le droit de garder, sur le gouvernement de son pays, sur la famille ou sur le personnage auquel il conviendrait d'en remettre les rênes, ses idées et ses préférences. Ceux qui disent que, suivant les cas, toutes les formes de gouvernement peuvent être bonnes, ont raison. ”
Source : Gallica

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