Eugène Pelletan

Eugène Pelletan

Le 31 mai (1863)

Résumé

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Le 31 mai (1863)

Que pensait la France ? que voulait-elle ? Murmurait-elle un magnificat, ou couvait-elle une opposition ? Inclinait-elle au statu quo, ou aspirait-elle à la liberté ?
Personne ne pouvait le savoir, pas plus le gouvernement que la démocratie.
Quand un peuple a le droit de parler, il n'a plus de secret; et, voulût-il en avoir, il ne saurait résister à la tentation de le trahir ; il évapore le fond de son coeur au grand air, et on peut faire chaque matin le relevé de son opinion.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Le 31 mai (1863)

Une heure sévère approche de chacun de ceux que le hasard de la lutte a mis au poste avancé; jamais il n'a été donné à quelques hommes de porter une oeuvre plus lourde. Mais on a le droit de le dire, sans fausse humilité : quand on vient à songer que c'est la France, en définitive, qu'on porte, on sent en soi comme la force de l'infini, non par un sentiment de vanité, car qui est-on ? mais par le sentiment de cette vérité, qu'une grande idée élève toujours un homme au-dessus de lui-même et lui communique quelque chose de sa puissance.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Le 31 mai (1863)

Il avait à peine achevé la phrase, que la révolution de Février faisait explosion à Paris, et à la minute même, et comme par une traînée de poudre, le feu prit de proche en proche, à la Prusse, à la Bavière, à l'Autriche, à la Hongrie, à la Lombardie ; l'Europe marchait à l'assaut de la liberté au cri de : Vive la France ! et lorsque l'étranger voyait passer un Français, il lui serrait la main comme à un concitoyen d'opinion.
La guerre divise, la liberté réunit.
Source : Gallica

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