Résumé

Abel Dallemagne L'Empire et la liberté devant les élections de 1869… (1869)

La postérité, c'est nous tous; c'est l'opinion publique; c'est l'appel suprême de tout opprimé qui sent instinctivement qu'au-dessus de la force, au-dessus de ses juges, au-dessus de la loi même il est une autre puissance qui entend sa plainte et qui l'écoute. C'est la publicité, en un mot, qui fait de chacun de nous les soutiens du faible, et qui seule peut créer au sein d'une nation la solidarité nécessaire des gens de bien.
Nous savons tout ce qu'on peut dire pour et contre la liberté de la presse.
Source : Gallica

Abel Dallemagne L'Empire et la liberté devant les élections de 1869… (1869)

Nous ne ferons pas l'historique de la législation des communes ; le sujet est attrayant, mais trop vaste. Une grande leçon en sortirait : c'est que tous les peuples forts, à patriotisme énergique, sont les peuples à institutions municipales. Au moyen-âge, la Flandre, l'Espagne et l'Italie ; — aujourd'hui, la Hollande, la Belgique, la Suisse, l'Angleterre, les Etats-Unis en sont le frappant exemple. La commune, c'est la patrie ramenée à un point saisissable. C'est autour du clocher qu'est la véritable école rudimentaire de l'esprit public : c'est là que commence le citoyen.
Source : Gallica

Abel Dallemagne L'Empire et la liberté devant les élections de 1869… (1869)

La France avait besoin d'une politique suivie, régulière, qui lui garantît la tranquillité. On lui a répondu par l'inauguration d'un droit nouveau qui n'est qu'une politique d'aventure, puisqu'elle change tous les jours; puisqu'elle s'appelle tantôt la neutralité attentive, — tantôt la nonintervention,— tantôt le principe des nationalités, — tantôt le principe d'équilibre, — tantôt la loi des grandes agglomérations! C'est-à-dire qu'à cette heure, l'Empire n'a point de politique et que la France, d'un jour à l'autre, peut être livrée à toutes les utopies et à tous les hasards.
Source : Gallica

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