Résumé

J.-M. Martin Principes d'un gouvernement libre (1871)

Le plus grand bienfait d'un peuple, c'est la paix. Les princes que domine l'esprit de conquête sont des fléaux, qu'ils s'appellent Attila, Napoléon ou Guillaume de Prusse. Il n'y a de bons princes que ceux qui aiment la paix. J'ajouterai même, que si une nation se laisse entraîner à faire la guerre, c'est qu'elle n'est ni libre ni heureuse, et qu'elle est mal gouvernée. La France doit proclamer bien haut son désir de vivre en paix, et si elle n'avait pas à compter avec ses voisins, je lui conseillerais une armée très-réduite.
Source : Gallica

J.-M. Martin Principes d'un gouvernement libre (1871)

Le peuple le plus religieux est aussi celui qui sait le mieux user de la liberté. La religion, encore, en rendant sacrée l'idée du devoir, rend facile la soumission aux lois. Il est donc aisé de voir de quel secours est la religion dans le gouvernement des hommes ; je ne crois même pas qu'il puisse exister un peuple d'athées. Mais toute religion a ses ministres, en un mot son église enseignante, que la société civile a tout intérêt à protéger. Je vais ici essayer d'établir quels doivent être, en France, les rapports de l'Eglise et de l'État.
Source : Gallica

J.-M. Martin Principes d'un gouvernement libre (1871)

Le vote doit être sincère. L'électeur ne doit avoir en vue que l'intérêt général, le mérite et la vertu du candidat, son aptitude à remplir dignement la fonction qui va lui être confiée. L'électeur ne doit écouter que sa conscience, qu'il a le devoir d'éclairer.
Tout moyen de fraude et de corruption de la part du candidat doit être sévèrement réprimé. En un mot, le vote doit être honnête. Si le vote est libre, éclairé et sincère, si, en un mot, l'électeur n'a écouté que sa conscience, on peut assurer que l'élu est légitime, car la voix du peuple est bien alors la voix de Dieu.
Source : Gallica

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