Résumé

La nation souveraine par Louis Chenot (1878)

Ce qu'il ne dit pas, c'est que, tout en proclamant le suffrage universel, il l'a constamment faussé au moyen des candidatures officielles, et en a fait une jonglerie et un escamotage.
Ce qu'il ne dit pas, c'est que, tout en promettant la paix, il a constamment fait la guerre, et n'a su nous léguer, comme dernier souvenir, que l'invasion et le démembrement du pays.
L'Empire, c'est la raison d'Etat faite homme, c'est son commentaire vivant, c'est son expression suprême, c'est sa fin dernière, et c'est aussi sa plus éclatante condamnation.
Source : Gallica

La nation souveraine par Louis Chenot (1878)

La volonté nationale trouve son expression naturelle, légitime, indispensable, dans le suffrage universel.
Le principe de la souveraineté nationale a pour conséquence le droit reconnu à chaque citoyen d'exprimer son opinion sur les affaires de l'Etat :
C'est le droit de suffrage qui fait le citoyen, qui l'intéresse à la chose publique, qui lui fait sentir qu'il est vraiment de son pays, et qui lui enseigne enfin la supériorité des armes légales et pacifiques sur la force brutale dans la lutte pour le progrès et la civilisation.
Source : Gallica

La nation souveraine par Louis Chenot (1878)

Il a fallu tant d'épouvantables forfaits commis au nom de la religion et au nom de la raison d'Etat dont l'histoire est remplie pour que l'on en arrivât à proclamer comme un principe indiscutable et sacré, la liberté de la conscience humaine et de ses manifestations légitimes, pour que l'on en arrivât à comprendre que la religion n'a pas plus le droit de persécuter la libre pensée au nom d'un dogme que la libre pensée n'a le droit de proscrire la religion au nom de ses principes.
Source : Gallica

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