Résumé

Paul Itasse De la république de droit rationnel (1872)

Le suffrage universel n'est qu'une des conséquences de la République; il ne saurait pas lui-même lui donner l'être et tandis que la République peut donner satisfaction à la minorité aussi bien qu'à la majorité, il est au contraire de l'essence du régime plébiscitaire de ne satisfaire l'un qu'au détriment de l'autre, de créer deux partis, l'un dictant des lois, l'autre obéissant à des décrets qu'il n'a point contresignés. C'est le droit du plus grand nombre, c'est-à-dire du plus fort dans ce qu'il a de plus injuste et de plus odieux.
Source : Gallica

Paul Itasse De la république de droit rationnel (1872)

A notre tour, après un siècle de lutte, de révoltes, de grandeurs et de hontes, nous qui n'avons plus foi dons la monarchie de droit divin, nous croyons qu'un principe nouveau éclaire le monde qui réclame un empire absolu sur tous les esprits. Nous pensons que la république est une conséquence logique de l'état actuel des esprits, qu'elle est nécessaire, corélative des progrès de la raison humaine, par conséquent imprescriptible. Nous pensons que tous doivent s'y soumettre, qu'elle est indépendante du caprice des fautes, comme le sont la raison et le bon sens.
Source : Gallica

Paul Itasse De la république de droit rationnel (1872)

Il n'a plus foi dans la royauté de ses pères. Henri V n'est plus pour lui que le passé et ce même peuple qui, en 1792, a fait bon marché d'une tradition de dix siècles, ne la renouera plus aujourd'hui. Il lui faut quelque chose de nouveau, de moderne, de conforme à ses moeurs et au progrès de l'esprit humain. D'accord, mais si la révolution a définitivement tué la vieille société, la démocratie qui lui succède ne doit-elle pas s'incarner, pour ainsi dire, dans une institution durable, qui lui permette de se développer à l'aise, et non dans le jeu ridicule des passions populaires?
Source : Gallica

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