Résumé

Jules Girard Les charlatans de l'appel au peuple (1874)

Une bonne moitié a voté contre la dissolution, c'est-à-dire contre l'appel au peuple, parce qu'ils savaient pertinemment que ce principe loyalement pratiqué, les excleurait à tout jamais des affaires du pays.
Est-ce que les députés qui se présenteront pour former une assemblée constituante ne seront pas nommés pour faire valoir les opinions de leurs électeurs sur la forme définitive du gouvernement ? prétendre le contraire serait absurde. Eh bien, si la majorité de la nouvelle constituante, nommée par le suffrage universel, était impérialiste, qui l'empêcherait en ce cas de faire l'empire ?
Source : Gallica

Jules Girard Les charlatans de l'appel au peuple (1874)

Demandez aux bonapartistes si c'est ainsi qu'ils l'entendent, et vous verrez aussitôt leur ardent amour de l'appel au peuple se fondre et disparaître comme glace au soleil. Arriver au pouvoir par le guet-à-pens et s'y maintenir par la force et la terreur, la théorie du césarisme est toute entière dans ces quelques mots ; le bonapartisme, faute de mieux, compte sur l'ignorance des masses pour escamoter une majorité qui lierait indéfiniment la nation à leur principe.
Source : Gallica

Jules Girard Les charlatans de l'appel au peuple (1874)

Il est certain cependant qu'en principe, on ne peut fonder sur la souveraineté du peuple qu'un régime qui en soit l'affirmation, et que cette souveraineté ne peut être déléguée, par une génération d'électeurs que pour un temps déterminé, sous peine d'usurper la souveraineté des générations suivantes. On ne peut donc faire sortir ni pouvoir viager, ni pouvoir héréditaire de l'appel au peuple.
Source : Gallica

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