Résumé

Julien Lemer Question du moment : république… (1850)

Pour moi, République et suffrage universel sont deux formules adéquates du grand principe de la souveraineté du peuple. Aucun des deux ne peut être mis au-dessus de l'autre. Car, si, d'un côté, prétendre que le suffrage universel est au-dessus de la République, c'est confesser que les majorités auraient le droit de restaurer la monarchie, — de l'autre, mettre la République au-dessus du suffrage universel, ce serait presque conférer à un gouvernement de forme républicaine le droit de modifier, de restreindre le suffrage universel, comme certaines gens ont aujourd'hui la prétention de le faire.
Source : Gallica

Julien Lemer Question du moment : république… (1850)

RÉPUBLIQUE OU MONARCHIE.
A M. HENRI DE LA ROCHEJAQUELEIN.
Si la royauté telle que nous l'avons vue en France n'avait jamais existé, son impossibilité paraîtrait évidente. Quand on réfléchit à l'idée de confier à la volonté d'un seul la destinée de tous, on sent qu'il ne lui manque que d'être neuve pour paraître absurde. BENJAMIN CONSTANT.
Monsieur,
De toutes les vertus, celle que j'estime, celle que j'honore le plus dans les hommes politiques, c'est la loyauté ; vertu bien rare, hélas ! par le temps qui court et par les hommes d'Etat qui se mêlent de gouvernement !
Source : Gallica

Julien Lemer Question du moment : république… (1850)

Otez à la monarchie l'hérédité, et vous mettez la tranquillité de l'Etat à la merci de la balle, du poignard, ou de la machine infernale d'un assassin fanatique ou gagé.
Otez-lui l'inviolabilité, et, exposée chaque jour à se voir renverser par un coup de majorité, elle perd aussitôt la stabilité qui est aujourd'hui le seul prestige qu'elle ait encore aux yeux de la plupart des hommes qui désirent le rétablissement de cette forme de gouvernement.
Source : Gallica

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