Résumé

Émile Thirion La république faite par les monarchistes… (1871)

La République ne peut au contraire exister que par suite d'un vote du suffrage universel; sans quoi elle cesserait immédiatement d'être une République ou la chose de tout le monde, pour devenir une Oligarchie ou la chose de quelques-uns.
Quand on admet un principe, il faut pour être logique en admettre les conséquences; si un peuple est maître de sa liberté, il doit avoir le droit de l'aliéner, comme un propriétaire à le droit d'aliéner sa propriété; mais c'est justement aussi pour cela que la monarchie héréditaire est incompatible avec le suffrage universel
Source : Gallica

Émile Thirion La république faite par les monarchistes… (1871)

Les royalistes vous feront sans doute une République un peu despotique et très défiante vis-à-vis de son maître, le suffrage universel. Soit! Le suffrage universel a cela de bon qu'il est éternel, et que pourtant, par la mort des réactionnaires endurcis et l'accession des jeunes enthousiastes, il se perfectionne en vieillissant. Aussi les fils de ceux-là transformeront la République autoritaire en République démocratique, et leurs petits-fils seront socialistes.
Source : Gallica

Émile Thirion La république faite par les monarchistes… (1871)

D'autres encore se rallient à la République de peur de voir la majorité acclamer une royauté rivale, semblables à ces enfants qui jettent leurs jouets au feu plutôt que de les partager avec un camarade.
Plusieurs enfin ressentent une véritable petite velléité démocratique, et ne sont pas loin de voter pour la République, à la condition qu'elle sera aussi aristocratique qu'une monarchie, aussi bien obéie que le despotisme, aussi pacifique qu'une royauté constitutionnelle; en un mot une petite République anodine, sorte de royauté élective dans laquelle ils tiendront le haut du pavé.
Source : Gallica

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