Résumé

Gabriel Chapelon-Grasset Les élections du 12 octobre : première lettre politique (1873)

Et c'est aujourd'hui, lorsque tout le travail pénible a été fait, lorsque nous sommes redevenus ce que nous étions autrefois ; lorsque tout ce qui était presque impossible d'exécuter a été exécuté ; lorsqu'enfin la République a rendu la vie à la France agonisante, que vous venez, arrogants, pour jeter ignominieusement à la porte la charitable qui a pansé les plaies, qui a fermé les blessures, et qui a fait revenir l'espérance là où il n'y en avait plus !
Source : Gallica

Gabriel Chapelon-Grasset Les élections du 12 octobre : première lettre politique (1873)

Au moment même où l'on veut tronquer sa puissance en falsifiant le suffrage universel, il a tenu à prouver, catégoriquement cette fois, qu'il a bien le droit de se prononcer, et qu'il n'est pas juste de lui imposer un régime dont il ne veut plus, un despotisme dont il ne voudra jamais !
- Il est facile de s'intituler conservateur, homme d'ordre et sans parti pris ; il est facile de s'affubler d'une longue série de noms sonores et vides de sens, mais il n'est pas aussi facile d'énoncer franchement sa façon de penser.
Source : Gallica

Gabriel Chapelon-Grasset Les élections du 12 octobre : première lettre politique (1873)

Vous ne pourrez jamais imposer une chose qui, même acceptée, ne le serait qu'à contre-coeur ? Voulezvous donc vous briser contre le torrent populaire ? Prenez garde, en ce cas, la témérité serait de la démence ! Ne mettez pas le feu aux poudres, laissez la France se réorganiser en paix. Une révolution est toujours horrible : les institutions renversées, le commerce , l'industrie, l'agriculture enrayés , les têtes coupées, les corps mutilés, la nation entière bouleversée, est-ce donc là un avenir bien désirable? Ne pourrons-nous donc jamais vivre paisibles sous un gouvernement paisible ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature