Résumé

Claude-Bruno-Benoît Bontoux Quelques courtes Réflexions à la portée de tous sur la question de savoir si le gouvernement républicain est celui qui convient le mieux à l'état actuel de la société en France… (1850)

A part le suffrage universel, où sont les changements dans les lois, dans les institutions ; qu'a-t-on fait pour coordonner nos moeurs, nos habitudes, nos intérêts, avec cette forme nouvelle, et, si l'on devait en rester là, fallait-il acheter par tant de désastres ce simulacre de changement ? Si donc le républicanisme doit s'implanter en France, il faudra qu'il obéisse aux lois de sa nature, qu'il ne respecte rien de ce qui a été et est, pour constituer un ordre de choses qui soit en rapport avec lui et qui fasse perdre le souvenir de la monarchie.
Source : Gallica

Claude-Bruno-Benoît Bontoux Quelques courtes Réflexions à la portée de tous sur la question de savoir si le gouvernement républicain est celui qui convient le mieux à l'état actuel de la société en France… (1850)

Est-ce que le désir, le besoin de fixité, le péril de la situation actuelle, la nécessité d'y mettre un terme, ne sont pas dans tous les esprits? Est-ce que le feu qui nous consume, qui dessèche toute source de repos, d'avenir, n'étincelle pas de toutes parts? Est-ce que l'air n'en est pas chargé? Et si le pouvoir ne peut se dissimuler ni l'inquiétude, ni l'attente publiques, pourquoi laisser à d'autres la gloire d'une telle initiative devant l'Assemblée ?
Source : Gallica

Claude-Bruno-Benoît Bontoux Quelques courtes Réflexions à la portée de tous sur la question de savoir si le gouvernement républicain est celui qui convient le mieux à l'état actuel de la société en France… (1850)

Ainsi donc, au passé odieux, au présent plein de dangers, à l'avenir si gros d'incertitudes que nous offre le système républicain, la monarchie oppose la gloire des souvenirs, la conservation de ces moeurs, de ces usages qui nous ont placés en tête des nations éclairées, le respect de tous les droits acquis par la famille, la capacité et le travail ; par le travail, dont l'utile progrès se lie essentiellement à la fixité du pouvoir.
Source : Gallica

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