Résumé

Appel aux Electeurs. Le danger… (1877)

Après avoir établi les véritables principes du gouvernement parlementaire sous la monarchie constitutionnelle, et qui devraient à plus forte raison être suivis sous une République qu'on a voulu faire à l'image de la monarchie, il nous reste à démontrer que le principe de la séparation des pouvoirs qui a sa raison d'être dans une monarchie constitutionnelle et sincèrement parlementaire est un non sens sous la République.
Source : Gallica

Appel aux Electeurs. Le danger… (1877)

Sous la monarchie, les imprudents qui poussaient le souverain aux abîmes s'écriaient : « Le roi ne doit pas rendre son épée. » A combien plus forte raison cette parole factieuse devrait être repoussée, si elle était appliquée au Maréchal-Président de la République, irresponsable, et auquel, par cela même, toute politique personnelle est interdite.
Vainement le Maréchal invoquerait-il une certaine responsabilité qui l'engagerait envers le pays. Ce serait là une prétention que rien ne justifie. Le Maréchal n'a et ne peut avoir d'autre responsabilité que celle que lui impose la Constitution
Source : Gallica

Appel aux Electeurs. Le danger… (1877)

L'application de ces principes ne permet pas la lutte entre le pouvoir législatif et l'exécutif ; car, le pouvoir législatif est le représentant, l'image du souverain, en quelque sorte, le souverain lui-même. Or, là où il n'existe qu'un seul pouvoir concentré dans une assemblée unique, la lutte n'est pas possible ; elle l'est d'autant moins que l'exécutif cesse d'être un pouvoir pour devenir une fonction subordonnée, celui ou ceux qui en sont chargés étant toujours révocables.
Source : Gallica

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