Résumé

Lettre à M. le duc d'Audiffret-Pasquier… (1873)

La responsabilité que vous êtes à la veille de prendre vaut pourtant que vous fassiez trêve à vos préventions et que, séparant le mot des souvenirs sur lesquels vous le jugez exclusivement, vous examiniez en elle-même la chose qu'il représente, avant de porter irrévocablement votre voix à la monarchie. Cet examen vous conduira à reconnaître qu'il dépend exclusivement des conservateurs de faire de la République, en France, ce qu'elle est déjà en Suisse et aux États Unis, c'est-à-dire un gouvernement comme un autre.
Source : Gallica

Lettre à M. le duc d'Audiffret-Pasquier… (1873)

Il en est un autre plus redoutable et dont personne n'est maître de sonder l'inconnu. Qui vous dit que l'insurrection ne répondra pas par un cri de résistance aveugle à votre cri de : Vive le roi? Partout, dès à présent, l'émotion est à son comble, et cette émotion revêt un caractère d'hostilité impossible à méconnaître contre une restauration qui, dans les préventions populaires, symbolise le retour à l'ancien régime.
Source : Gallica

Lettre à M. le duc d'Audiffret-Pasquier… (1873)

Le radicalisme, vous le voyez, est loin d'être une conséquence du régime républicain, et celui-ci vous offrirait, à l'occasion, aussi bien sinon mieux-encore que la monarchie, les moyens d'en arrêter le débordement. Mais l'organisation définitive de la République serait, à elle seule, la meilleure des défenses, car elle réduirait instantanément le parti radical à son véritable effectif.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature