Résumé

Lettre à M. Thiers sur la gravité de la situation et le devoir qu'elle impose (1873)

Maintenant qu'une vaste épuration des fonctionnaires a été pratiquée, qu'il n'y a dans toutes les administrations que des royalistes avérés, que les mauvaises doctrines ont cessé de circuler par l'extinction des journaux qui les propageaient, maintenant que les pèlerinages abondent, que les consécrations pieuses se multiplient, que les miracles même s'épanouissent ; maintenant, enfin, qu'il n'y a plus deux royautés rivales et que la monarchie constitutionnelle s'est fondue sous le souffle de la royauté du droit divin, c'est la République, c'est la souveraineté populaire qu'on veut détruire.
Source : Gallica

Lettre à M. Thiers sur la gravité de la situation et le devoir qu'elle impose (1873)

Mais que peut faire le vote d'une majorité imposante dans une question où l'Assemblée tout entière n'a aucun droit ? Quand tous ses membres, SANS EN EXCEPTER UN SEUL, voteraient le rétablissement de la monarchie, l'iniquité de ce vote serait aussi monstrueuse que si le vote n'avait lieu qu'à la majorité d'une voix. Dans le premier cas, un plus grand nombre d'hommes se seraient rendus coupables d'un attentat à la souveraineté du peuple: voilà toute la différence.
Source : Gallica

Lettre à M. Thiers sur la gravité de la situation et le devoir qu'elle impose (1873)

Même dans l'hypothèse inadmissible où le droit serait repoussé par une infime majorité, le pays, à la voix de ses représentants loyaux et fidèles, saurait le faire triompher sans recourir à la force. A un jour marqué, si dans toute la France le peuple remplissait de ses masses profondes les places principales des cités, ayant en tête de ses colonnes pacifiques, ses magistrats municipaux et les autres membres des Corps électifs, — avec une bannière portant ces simples mots : Maintien de la Souveraineté nationale. VIVE LA RÉPUBLIQUE !
Source : Gallica

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