Résumé

Évariste Pimpeterre L'avenir de la France, lettre à MM. les princes d'Orléans (1872)

L'Empire n'avait pas su défendre cette France dont il s'était emparé, et la République avait été impuissante à vaincre l'Etranger ; à peine avait-elle pu se vaincre elle-même en mettant un terme aux excès de la Commune.
Ces espérances, que votre retour parmi nous avaient fait naître, je crois sincèrement qu'il vous suffirait de vouloir pour leur donner une réalité.
La France, l'histoire nous l'apprend, aime à être dirigée. Jamais elle ne choisit spontanément ses chefs. Il faut que ceux-ci lui disent avec autorité de les suivre dans la voie du salut.
Source : Gallica

Évariste Pimpeterre L'avenir de la France, lettre à MM. les princes d'Orléans (1872)

Pour que la France se relève, vive, et reprenne sa place, M. Thiers, aujourd'hui président de la République, l'a dit lui-même, il faut qu'elle se fasse des alliances. La République ne lui en donnera pas. Elle la laissera isolée, soupçonnée, entourée d'embûches; et je ne m'étonne pas si M. de Bismark flatte M. Thiers. Il sait bien, l'homme habile, que quelques années d'isolement et de divisions nous livreraient forcément à une seconde invasion.
Source : Gallica

Évariste Pimpeterre L'avenir de la France, lettre à MM. les princes d'Orléans (1872)

Je suis persuadé qu'avec sa politique tranquille mais sûre, Louis-Philippe aurait assis pour des siècles la position de la France.
Vous pouvez faire ce qu'une catastrophe, appelée révolution, l'a empêché de faire. Si la France se rallie à vous, il est évident que vous lui donnez aussitôt comme alliés : l'Amérique du Nord qui détestait l'Empire à cause du Mexique, et l'Amérique du Sud, dont le Brésil est aujourd'hui la tête.
Source : Gallica

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