Victor Bellon

Résumé

Victor Bellon Lettre aux ministres (1877)

« On a trouvé la forme d'association qui défend et protége de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s'unissant à tous, n'obéit pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant. » Cette forme, c'est la République. Et maintenant pour l'arracher à ce Peuple de France qui a lutté quatre-vingts ans pour l'avoir, il faudrait plus que le génie de Napoléon, il faudrait la puissance d'un Dieu. Or, comme nul n'est irresponsable, nous pouvons en déduire qu'elle se relèvera plus forte et plus rayonnante de la crise qu'elle vient de supporter.
Source : Gallica

Victor Bellon Lettre aux ministres (1877)

Ecoutez plutôt M. Thiers parler de la République, et méditez ces graves paroles d'un homme, qui a pu avoir des moments de faiblesse, mais qui a toujours aimé sa patrie et l'a toujours bien servie. « La République, dit-il, c'est un équitable partage entre tous les enfants de la France, du gouvernement de leur pays, en proportion de leurs forces, de leur importance, de leurs mérites, partage possible, praticable sans exclusion d'aucun d'eux, excepté de ceux qui annoncent qu'ils ne veulent la gouverner que par la révolution? »
Source : Gallica

Victor Bellon Lettre aux ministres (1877)

Cette majorité n'était donc qu'une ligue de tous les ennemis de la République !
La France troublée dans son travail de relèvement s'inquiéta. Elle pouvait bien supporter les lourdes charges de la guerre, mais elle ne voulait pas que les auteurs de nos désastres participassent à son gouvernement; elle ne voulait pas que Décembre et Sedan devinssent les serviteurs de la troisième République, parce qu'elle avait présent encore à la mémoire l'assassinat de la seconde.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature