Résumé

Auguste Maurel Démocratie chrétienne, d'une seconde Chambre… (1873)

A l'oeuvre donc et au plus pressé. Ce qui presse le plus, nous l'avons déjà dit, c'est de refaire nos lois politiques. Il faut, pour commencer, passer, non pas au crible, mais au laminoir la loi de réunion, la loi de la presse et la loi électorale. Il faut aussi modifier les lois municipale et départementale. Avec ces lois telles qu'elles sont, il n'y a pas de gouvernement possible et moins encore la République que la Monarchie.
Source : Gallica

Auguste Maurel Démocratie chrétienne, d'une seconde Chambre… (1873)

Ce qui, en effet, a perdu les trois Républiques de 89, de 1848 et du 4 septembre, et, malgré l'incomparable habileté de M. Thiers, perdrait certainement la République actuelle , c'est cette vieille et persistante erreur qui, confondant l'effet avec la cause, consiste à donner pour base aux gouvernements populaires la liberté qui n'en doit être que le produit. Sauvegardée par son principe d'autorité, la Monarchie pourrait, à la rigueur, s'accommoder de cette théorie décevante, mais la République, étant par son essence même dépourvue de tout frein
Source : Gallica

Auguste Maurel Démocratie chrétienne, d'une seconde Chambre… (1873)

Aujourd'hui c'est la société chrétienne, son oeuvre tout entière dont la révolution convoite la curée ; et si, contre cette trame infernale, la monarchie est impuissante et l'effort de tous nécessaire , faudra-t-il , pour un vain
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respect de la forme , laisser péricliter le fond ? Pour ne pas toucher à la reine, faut-il la laisser se noyer ? Autant que personne nous estimons la foi chevaleresque , mais nous lui préférons le dévoûment utile, et nous tenons , lorsqu'on a charges d'âmes, comme c'est le cas de la Chambre, que le devoir est de les sauver.
Source : Gallica

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