Gaston Du Fresne de Beaucourt

Résumé

Gaston Du Fresne de Beaucourt Lettre à M. Henri Martin (1871)

Malgré le feu étrange qui l'animait, la France, à la fin du XVIIIe siècle, était assez ignorante des conditions d'existence d'une nation et de l'humanité. Sa prodigieuse tentative impliqua beaucoup d'erreurs; elle méconnut tout-à-fait les règles de la liberté moderne... La révolution, en définitive, fut irréligieuse et athée. La société qu'elle rêva dans les tristes jours qui suivirent l'accès de fièvre, quand elle chercha à se recueillir, est une sorte de régiment composé de matérialistes et où la discipline tient lieu de vertu.
Source : Gallica

Gaston Du Fresne de Beaucourt Lettre à M. Henri Martin (1871)

La royauté était le premier de ces pactes, un pacte remontant à mille ans, un symbole que la puérile philosophie de l'histoire, alors en vogue, ne pouvait comprendre. Aucune nation n'a jamais créé une légende plus complète que celle de cette grande royauté Capétienne, sorte de religion, née à Saint-Denis, consacrée à Reims par le concert des évêques, ayant ses rites, sa liturgie, son ampoule sacrée, son oriflamme. A toute nationalité correspond une dynastie en laquelle s'incarnent le génie et les intérêts de la nation
Source : Gallica

Gaston Du Fresne de Beaucourt Lettre à M. Henri Martin (1871)

Vous voyez le salut dans la révolution ; vous dites que la RÉPUBLIQUE est nécessaire, que la MONARCHIE est impossible. Nous royalistes, royalistes de principe, royalistes parce que nous sommes patriotes, comme le disait Berryer en 1851 (1) , nous qui croyons avoir la prétention fondée de nous intituler hommes de la tradition nationale, et qui voulons résolument nous maintenir sur ce terrain, nous vous répondons :
La République n'est point nécessaire à la France, car elle est contraire à son génie, à ses traditions, à ses moeurs, à ses intérêts
Source : Gallica

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