Résumé

Le Testament politique d'un ancien légitimiste… (1889)

Qui donc oserait parler aujourd'hui comme le faisaient autrefois Bossuet, Fléchier, Massillon, en présence du roi, de la cour et du parlement, des magistrats ambitieux, agioteurs et débauchés, corrompus, artificieux et complaisants, des juges ignorants et méchants 1?
Il est vrai que ces orateurs de génie pouvaient consoler leur auditoire par la peinture du noble caractère et de la vie vertueuse d'un Michel Le Tellier, d'un Lamoignon.
Les moeurs de la démocratie française n'ont encore formé ni un grand patriote, ni un grand magistrat.
Source : Gallica

Le Testament politique d'un ancien légitimiste… (1889)

J'ai la ferme conviction que le monde civilisé tend vers la République.
« Notre grande République est destinée à devenir l'étoile qui guidera les autres. »
Ce sont là des rêves, et lorsqu'on descend des nuages sur cette terre de France, qui a été labourée par tant de révolutions, il faut bien avouer que le régime républicain y a développé, chaque fois qu'il nous a été infligé, la brutalité des passions et l'ardeur des convoitises.
Source : Gallica

Le Testament politique d'un ancien légitimiste… (1889)

Tout cela ne se rencontre que dans une République où le sentiment du droit a disparu avec les croyances, et qui ne se maintient que par la force.
Il faudrait être aveuglé par l'esprit de parti pour ne pas reconnaître que l'ancien régime avait ses vices, et que les hautes classes ont donné souvent l'exemple de grands désordres, qui ont été une des causes de la Révolution.
Elles ont surtout étalé un luxe capable de corrompre les moeurs et de détruire les maximes de l'honnêteté publique.
Source : Gallica

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