Résumé

De M. de Villèle (1822)

Les hommes s'éclairent par leurs propres fautes. La portion paisible du côté gauche n'en est pas à méconnaître celle qu'elle a commise en renversant un ministère opposé à l'exagération de la droite : ce renversement ne lui a laissé que l'alternative d'une révolution illégale, ou d'une soumission passive à un système que la soumission même ne désarme pas. Or, outre que les hommes sensés et conscientieux répugnent aux moyens violens, l'expérience proclame une grande vérité, les révolutions même ne réussissent que lorsqu'une portion du gouvernement les favorise.
Source : Gallica

De M. de Villèle (1822)

Il est donc clair que les partisans des principes et des intérêts de la révolution, tels que les avait consacrés la charte, devaient regarder le ministère de M. Decazes et son influence, comme un avantage pour eux.
Il est certain que si au lieu de lui chercher des querelles mal fondées, ils l'avaient aidé à obtenir graduellement ce qui pouvait favoriser le principe plébéien ou démocratique, ils auraient démocratisé la charte de manière à ce
que les espérances de ceux qui la veulent plus aristocratique, fussent de beaucoup ajournées, sinon complétement déçues.
Source : Gallica

De M. de Villèle (1822)

Ces principes sont que pour consolider la monarchie avec l'influence des suprématies sociales, fort menacées dans ce moment-ci, il faut au moins autant de modération que d'énergie. A ce mot de modération, les ennemis de M. de Villèle se sont révoltés. Ils nous ont parlé fort éloquemment de la nécessité de récompenser le zèle, le dévouement, la fidélité; et certainement M. de Villèle ne demande pas mieux que de récompenser toutes ces choses.
Source : Gallica

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