Résumé

Poly Tactique de M. de Villèle, par M. Poly… (1822)

Villèle au pouvoir, et voudraient en récompense qu'il leur donnât la France à exploiter? Seraitce à cette compassion dédaigneuse pour le zèle et la fidélité qui ne rendent pas les hommes propres à tout, et ne peuvent suppléer à l'habitude des affaires de la France, perdue nécessairement par une trop longue absence? La plaisanterie, si c'en est une, peut paraître poussée un peu loin; et si M. de Villèle n'a pas voulu, par ces paroles, donner à l'opposition un gage effectif de l'intention où il est de rompre en visière au parti, il pourrait bien avoir commis une grande maladresse.
Source : Gallica

Poly Tactique de M. de Villèle, par M. Poly… (1822)

C'est en brisant un ministre que se révèlent les limites de la volonté royale. Elle en a sans doute, et de salutaires, et qui sont toujours l'espoir de la France; mais le ministre, qui les a touchées-, tombe. Tant qu'il demeure, il n'est point admis à dire que la volonté royale ne veut plus du système qu'il représente. Nous ne sommes pas assez
ignorer que les limites de la volonté royale, qui peuvent changer avec les ministres, sont l'oeuvre des ministres, tant que la sagesse royale ne juge pas à propos de les changer eux-mêmes.
Source : Gallica

Poly Tactique de M. de Villèle, par M. Poly… (1822)

Qu'il soit embarrassé de son propre parti, cela est clair ; qu'il ne puisse venir à bout de le gouverner et s'en croie menacé, on n'en saurait douter. L'opposition a pu prévoir que M. de Villèle en viendrait là, et à coup sûr, elle serait charmée que les embarras du ministre fournissent les moyens de mettre un terme au système désastreux qui commence à peser sur lui-même. Mais elle ne peut se laisser prendre pour dupe ; elle ne saurait se contenter de paroles vagues ; que le système change réellement, alors seulement elle pourra prêter son appui.
Source : Gallica

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