Résumé

Ce que l'on a fait, et ce qu'il faudrait faire… (1823)

Un homme, en France, jouit d'une réputation européenne, sa supériorité est reconnue, et il a jeté sur la discussion des affaires publiques tout l'éclat qu'y peut répandre un grand talent; entré en maître dans la carrière diplomatique , il s'est vu en rapport personnel avec les plus puissans souverains de l'Europe : le même homme est aussi l'un des principaux chefs du parti royaliste. Une telle réunion de talens, de circonstances et de renommée était bien faite pour porter ombrage; et si M. de Villèle avait eu à éloigner quelqu'un pour crime de supériorité, certes c'était M. de Chateaubriand.
Source : Gallica

Ce que l'on a fait, et ce qu'il faudrait faire… (1823)

Ne sentira-t-on pas qu'un ministère composé uniquement de six à sept personnes en qui se concentrent exclusivement toutes les hautes attributions du pouvoir, et qui se trouvent être ainsi chargées tout à-lafois de l'administration matérielle des affaires, de leur direction, et de la pensée du gouvernement, n'administrent réellement pas, ne dirigent rien, n'ont pas même le temps de penser , et signent à-peu-près sans voir, quand il leur arrive de signer autre chose que la quittance de leur traitement?
Source : Gallica

Ce que l'on a fait, et ce qu'il faudrait faire… (1823)

Dans les temps ordinaires, que l'administration ne fasse qu'à demi ce qu'elle devrait faire, ce n'est pas ce qu'il y a de plus sage, mais cela du moins n'est pas dangereux ; dans les temps comme les nôtres, dans les temps de crise, c'est tout ce qu'il peut y avoir de pis pour elle : il y va de son existence, et nécessairement.
Source : Gallica

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