Résumé

Pourquoi M. de Lamartine est seul (1845)

Cependant, quoique M. de Lamartine ne se dissimule aucune des fautes, des faiblesses, des langueurs de l'opposition dynastique, il a tant d'analogie de principes, tant de parenté d'idées, tant de conformité de vues libérales avec ce parti ; il a, de plus, tant d'estime invétérée pour le caractère et le talent du chef de la gauche, qu'il a plusieurs fois proposé l'alliance à ce parti du haut de la tribune. Il lui a fait les avances comme il convient à l'homme nouveau en face d'hommes anciens. Cela ne lui a rien coûté. Les esprits de ces hommes s'entendent; leurs coeurs se touchent
Source : Gallica

Pourquoi M. de Lamartine est seul (1845)

Au lieu de se faire action et volonté, il s'est fait équilibre et contrepoids, d'est une opposition de bascule. Que s'ensuit-il pour ce parti? C'est que tout le monde s'en sert, et qu'il ne se sert de personne. Chaque fois qu'un homme tombé du pouvoir a besoin d'un appoint pour y remonter, il se tourne vers le parti de M. Barrot, il lui adresse un sourire, il lui tend une phrase amorcée d'un peu d'opposition; le parti de M. Barrot fait un signe d'assentiment, il applaudit, il vote, et l'Opposition donne la majorité à un de ses ennemis. Cela s'est vu sous la Coalition
Source : Gallica

Pourquoi M. de Lamartine est seul (1845)

Cela fait le plus grand honneur à la générosité des hommes ; cela fait le plus grand tort au parti. Le parti de M. Barrot met son coeur dans les affaires : il n'y faut mettre que sa raison. L'opposition constitutionnelle a ainsi de l'importance , mais point de volonté. Elle semble avoir fait voeu de laisser toujours gouverner son pays par un autre. Cela a pour elle un danger plus grave : c'est que son abnégation du pouvoir et sa complaisance pour ses alliés la décréditent dans l'opinion, et lui font accepter la responsabilité des actes les plus opposés à sa nature et à ses principes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature