Résumé

Antoine Floret Aux électeurs. Du ministère actuel en présence des faits et des devoirs des électeurs… (1839)

Mais tout en frappant un pouvoir dont ne veut plus la France, n'oubliez pas le calme et la modération qui font la force, et souvenez-vous que l'on a été jusqu'à accuser nos institutions du mal qui s'est produit, et dont nous croyons voir dans l'administration le véritable auteur. Réunissez-vous donc et envoyez aux chambres des hommes de conscience, des hommes qui veulent organiser et non détruire, des hommes déjà éprouvés par l'expérience des affaires, et alors on comprendra la possibilité pratique, la vérité de nos institutions
Source : Gallica

Antoine Floret Aux électeurs. Du ministère actuel en présence des faits et des devoirs des électeurs… (1839)

Mais, comme vous l'avez dit, il n'y avait là rien de dangereux ; car une crise ministérielle, en général, peut affliger les amis du trône, mais sans leur donner d'inquiétudes sérieuses. La monarchie n'est point ébranlée par ces pénibles mais inévitables vicissitudes du gouvernement représentatif, la population reste calme, le pays confiant dans la sagesse de la couronne ne témoigne d'autre émotion que celle de l'impatience; quelque hésitation se manifeste dans le parlement, mais tout cela cesse bientôt, dès qu'un nouveau pouvoir arrive aux affaires.
Source : Gallica

Antoine Floret Aux électeurs. Du ministère actuel en présence des faits et des devoirs des électeurs… (1839)

Cette faiblesse dans les paroles de tribune ne tarda pas à passer dans les actes, et depuis ce temps jusques à aujourd'hui, le ministère vit tous les hommes éminents habitués à s'inspirer des besoins du pays , et à prêter leur appui au pouvoir, s'éloigner de lui peu à peu et à regret, et le chiffre de sa majorité s'amoindrir jusqu'à perdre dans le pays son influence. Dès lors nous pensons que la retraite eût été un devoir pour un ministère bien inspiré.
Source : Gallica

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