Résumé

Portrait de Jules Ferry Jules Ferry Circulaire adressée aux électeurs de l'arrondissement de Saint-Dié (1877)

Un ministère à la fois républicain et conservateur, en possession d'une imposante majorité parlementaire, poursuivait lentement, mais sûrement, l'oeuvre de régénération politique et administrative que la République est tenue d'accomplir. Le gouvernement et la Chambre venaient de s'unir clans un vote solennel, pour opposer aux manifestations cléricales, qui pouvaient mettre en péril notre sécurité extérieure, la barrière et le frein des lois. L'Europe libérale nous entourait de ses sympathies.
Source : Gallica

Portrait de Jules Ferry Jules Ferry Circulaire adressée aux électeurs de l'arrondissement de Saint-Dié (1877)

La majorité n'y a touché que pour se plaindre des procureurs de la République qui ne sont pas républicains et des magistrats qui réservent pour l'Empire déchu leurs regrets et leurs espérances. Quant à celle loi sur la presse, que le Message de M. le duc de Broglie reproche à la Chambre d'avoir volé, et qui est le prétexte de la crise actuelle, savez-vous, mes chers concitoyens, que c'est la même loi dont, il y a six ans, le même duc de Broglie se faisait le rapporteur éloquent et convaincu?
Source : Gallica

Portrait de Jules Ferry Jules Ferry Circulaire adressée aux électeurs de l'arrondissement de Saint-Dié (1877)

Nous croyons, au contraire, que vous avez voulu fonder, à l'abri des aventures et des fantaisies du pouvoir personnel, — sous quelque nom qu'il se déguise — le gouvernement du pays par le pays. Nous croyons que le temps des sauveurs est passé, et qu'il n'y a plus d'heure pour la dictature. Nous croyons que la sagesse de la France est supérieure à toutes les sagesses, et qu'elle a payé trop cher la folie de se donner un maître pour qu'elle se soucie désormais de remettre à d'autres qu'à ellemême la disposition de ses destinées.
Source : Gallica

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