Résumé

Aux électeurs : Le nouveau ministère de Broglie… (1877)

Messieurs, ajoute M. Gambetta, nous avons la confiance que la France ne se méprendra point sur le caractère de cet ordre du jour. Ce n'est pas une agression dirigée contre l'autorité du premier magistrat de l'État, mais une réponse aux entreprises de la camarilla qui l'obsède. Nous devons cette réponse au pays; nous devons à la responsabilité même du Président de la République, qu'il convient de dégager des intrigues qui s'agitent autour de lui, la vérité tout entière.
Source : Gallica

Aux électeurs : Le nouveau ministère de Broglie… (1877)

M. GAMBETTA. Ce souvenir de la Restauration est juste, car nous avons devant nous des prétentions qui rappellent celles de Polignac ; mais nous allons assister à un phénomène inouï dans les annales du monde. On a dissous des Assemblées dans bien des pays, mais jamais on n'a osé, au lendemain de leur dissolution, les placer devant un suffrage universel véritablement émancipé et libre. Nous allons, pour là première fois, assister à une dissolution d'Assemblée — car la dissolution, il faut la réclamer et la précipiter — (Oui ! oui ! très-bien ! très-bien !)
Source : Gallica

Aux électeurs : Le nouveau ministère de Broglie… (1877)

Nous nous adressons à sa raison, qu'on veut en vain obscurcir, à son patriotisme, qui sera pour lui la véritable clarté et son meilleur guide ; nous lui disons : Monsieur le président de la République, restez dans la Constitution, toujours dans la Constitution, et dédaignez les avis perfides de conseillers que vous ne retrouveriez pas à l'heure des dangers qu'ils auraient eux-mêmes déchaînés. (Acclamations et applaudissements prolongés à gauche et au centre.)
Messieurs, je n'insiste pas davantage sur ces considérations. Ce que nous voulons, c'est ce que le pays veut.
Source : Gallica

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