Jean Brantès, Mars 1883. De la Révision, par Jean Brantès (1883)
“ Un député n'est pas un factotum chargé des affaires intimes de chacun, c'est bon dans une monarchie. Dans une république j'estime que le député doit être un chef temporaire, choisi et respecté par tous ; mais cela n'empêche pas que sa ligne de conduite politique doit être déterminée par la volonté générale du peuple, volonté qu'il doit connaître et qu'il doit observer quand il fait acte de député. Le député représente le peuple, il ne doit exprimer que la volonté du peuple , or, si le Sénat émet la même prétention, comment la Chambre et le Sénat peuvent-ils différer d'avis sur le même sujet ? ”
