Résumé

A MM. les députés, à propos de la coalition… (1838)

Donner l'amnistie, c'était se montrer fidèle à la pensée de conciliation qui avait présidé à la formation du nouveau cabinet. Dissoudre la Chambre, c'était soumettre au jugement du pays la politique nouvelle qu'il venait d'inaugurer.
Quelle marche plus loyale et plus conforme aux véritables principes du gouvernement représentatif?
Viennent ensuite les élections; partout on les voit s'accomplir dans un esprit de calme et de modération qui répond à la pensée du ministère. Mais n'importe, on se demande si le ministère aura la majorité. Bien des gens aiment encore à en douter. Que dis-je ?
Source : Gallica

A MM. les députés, à propos de la coalition… (1838)

Or, vous n'accusez pas jusqu'ici le ministère d'avoir abusé de l'influence qu'il pouvait exercer sur les élections de 1837, puisque vous lui reprochez au contraire, de ne pas leur avoir donné de direction vers un système quelconque, enfin de les avoir laissées s'accomplir, suivant l'expression de M. Molé, en dehors de tous les partis. Or, les élections libres, il faut bien se conformer au système de gouvernement qu'appuie la majorité; c'est, vous le savez mieux que personne, la première loi du gouvernement représentatif. Direz-vous que la majorité est faible ou corrompue ?
Source : Gallica

A MM. les députés, à propos de la coalition… (1838)

Mais si vous jetez les yeux autour de vous, êtes-vous bien sûr que les dispositions de tous vos alliés répondent à la pureté de vos intentions ? et ne reconnaissez-vous pas avec quelque effroi, sous le drapeau que vous avez levé contre la prérogative royale, quelques uns de ceux qui marchaient contre la royauté dans ces temps de crise où vous la défendiez avec tant de courage, vous et vos anciens amis?
Source : Gallica

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