Résumé

Lettres à un électeur de campagne (1839)

Heureusement Louis-Philippe n'est pas Charles X, et on a déclaré qu'il céderait si le voeu du pays s'était clairement manifesté.
Mais ne voyez-vous pas quels amis dangereux sont des hommes qui ont déjà amené la royauté à dire qu'elle se reconnaîtrait vaincue.
Dans un gouvernement vraiment représentatif, le roi ne peut être vaincu parce qu'il ne combat pas. Dire que le roi cédera, c'est dire qu'il a une volonté ; or vous avez vu qu'il n'en peut avoir puisque les ministres veulent et répondent pour lui.
Source : Gallica

Lettres à un électeur de campagne (1839)

Il suit de là, comme l'a très bien dit M. Dupin, président de la chambre qui vient d'être renvoyée, que les députés tiennent les cordons de la bourse, et qu'au moyen du refus de voter l'impôt, ils pourront toujours amener les autres pouvoirs de l'état à faire ce qu'ils veulent, en les prenant par la famine.
Vous comprenez facilement que c'est là un moyen extrême dont il n'est pas convenable qu'ils usent souvent; car, suspendre l'impôt, c'est suspendre le gouvernement.
Source : Gallica

Lettres à un électeur de campagne (1839)

En envoyant un député vraiment constitutionnel, respectueux pour le roi, mais aussi respectueux pour les droits de la chambre des députés , vous amènerez la formation d'un ministère composé d'hommes qui ont tous donné au roi les plus grandes preuves de dévoûment, qui sont fermes et habiles, qui sauront négocier avec l'étranger de manière à ne pas avoir la guerre, car personne ne veut la guerre en Europe, mais aussi de manière à ne pas paraître reculer devant lui.
Source : Gallica

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