Résumé

Louis A........ Les voilà ! les voilà ! ou plus de peur que de mal… (1829)

Deux liens unissent Charles X à son peuple, l'amour qu'il doit inspirer, comme roi et père de tous, et la Charte, comme chef suprême de l'Etat. Le Roi ne peut mal faire, avons-nous établi en principe: eh bien! le Roi a choisi les ministres; c'est un acte de sa volonté ; il n'est donc permis à personne de le critiquer. Mais, va-t-on me répondre, nous sommes loin de vouloir critiquer cet acte ; personne plus que nous ne respecte la prérogative royale.
Source : Gallica

Louis A........ Les voilà ! les voilà ! ou plus de peur que de mal… (1829)

L'opinion d'un député doit être débarrassée de toute influence; il doit voter avec l'indépendance d'un homme probe et libre; c'est un juré politique. S'il n'est pas convaincu, son vote doit repousser une loi qu'il pense ne point être en harmonie avec les intérêts de son pays. Mais par cela même qu'il est indépendant, il doit repousser toute induction qui tendrait à l'attacher à un parti
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plutôt qu'à un autre. Mandataire du peuple, il lui doit son vote, sans toutefois blesser les égards qui sont dus à la royauté, à laquelle il doit son respect et sa soumission.
Source : Gallica

Louis A........ Les voilà ! les voilà ! ou plus de peur que de mal… (1829)

Dire que le nouveau ministère a été formé pour le malheur de la France, n'est-ce pas dire que le Roi veut le malheur de la France, puisque c'est lui qui l'a formé ? Dire que 1815 va revenir avec les catégories et les échafauds, parce que nous avons le ministère Polignac, n'est-ce pas dire que le Roi veut 1815, les catégories et les échafauds, puisque c'est lui qui a créé le ministère Polignac? En vérité, cela fait frémir ; et voilà pourtant les conséquences de votre système; elles sont claires et précises, puisque le système existe.
Source : Gallica

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