Résumé

Considérations sur les élections (1824)

Sans la liberté des élections, il n'y a plus de gouvernement représentatif, il n'y a plus de charte.
Quel que soit le but qu'on se propose en se rendant maître des élections, est-il permis de violer les premières lois de l'état pour atteindre à ce but? Sans doute, partout où il y a des élections, il y a cabale, intrigues, mouvemens d'opinions et de partis : c'est un mal qui sort de la chose, il est inévitable. Un gouvernement peut et doit employer des influences morales; mais un ministre doit-il exercer une puissance directe et coërcitive sur les élections?
Source : Gallica

Considérations sur les élections (1824)

Nous arriverions au despotisme pur ; et ce despotisme ne serait pas le despotisme royal, mais le despotisme ministériel, le pire de tous, parce qu'il est, de sa nature, variable, craintif et soupçonneux comme la faiblesse; intolérant, exclusif et haineux comme un parti; peu noble et petit dans ses vengeances, comme toute faction civile dont le champ de bataille est un bureau. Ce despotisme sans dignité est aussi dangereux pour le Roi que pour le peuple, surtout dans un siècle où l'administration paie tout et a tout envahi.
Source : Gallica

Considérations sur les élections (1824)

Il fait avec modération des choses qui ne sont point modérées ; il facilite par sa prudence ce que d'autres tenteraient avec emportement, et accomplit avec précaution des plans insensés. La France doit à son habileté tant vantée d'avoir rendu possible la domination d'un parti, qui, sans lui, tombait d'extravagance. Tout son secret est de contenter les fanatiques en paraissant les contrarier, et de préparer la contre-révolution en la blâmant.
Source : Gallica

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