Résumé

C*** Les journaux et le ministère en présence de l'opinion publique (1829)

Mais si la presse est la gardienne des libertés publiques, elle doit aussi être la gardienne du pouvoir. Nous préférons ces dénominations de pouvoir et de libertés à celles d'opposition et de Ministère, qui ont quelque chose d'étroit, de systématique; elles font considérer toutes choses sous un seul point de vue, celui de l'esprit de parti, et s'opposent à ce que les diverses opinions se rendent mutuellement justice. Cependant, comme la liberté , le pouvoir est dans l'intérêt de tous. Mais l'opposition et le Ministère pourraient, à la rigueur, ne représenter que des intérêts privés.
Source : Gallica

C*** Les journaux et le ministère en présence de l'opinion publique (1829)

L'arsenal du journalisme est rempli de projectiles dangereux. Les ministres servent de prétexte apparent ; le trône est la cause réelle de la guerre. L'artillerie de campagne des journalistes est habillement manoeuvrée ; c'est sur les ministres que les coups paraissent dirigés et que la bombe semblerait devoir éclater ; mais c'est sur le trône seul que la révolution tire à boulets rouges.
Le combat est donc engagé entre la révolte et le pouvoir; la lutte ne peut être de longue durée.
Source : Gallica

C*** Les journaux et le ministère en présence de l'opinion publique (1829)

Lisez un journal de l'opposition , n'importe lequel, vous y verrez sous quelles couleurs sombres on nous présente l'avenir de la France. Et, à aucune époque, la France n'a joui de plus de libertés, de plus d'indépendance, de plus de richesses et d'espérances.
La richesse publique s'accroît, en effet, chaque jour, par l'infatigable activité de l'industrie, de l'agriculture et du commerce. Les arts, encouragés et honorés, rivalisent entre eux d'émulation et de génie.
Source : Gallica

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