Résumé

Charles Lucas Les Prochaines élections de mai seront-elles constitutionnelles… (1822)

Il est évident, que si on attend l'ordonnance de convocation pour s'en occuper, il faut agir et se décider avec précipitation. Quels graves inconvéniens cette précipitation ne doit-elle pas entraîner , surtout si, comme chez nous, pour comble de désordre, tout est brusque, tout est précipité dans le mode de procéder aux élections. Si la politique appelle les passions à son secours, qu'elle ne leur laisse le temps ni de se refroidir, ni de se reconnaître, qu'elle les embrase une torche à la main. C'est un volcan dont l'explosion, plus elle sera vive et soudaine, plus aussi elle sera terrible.
Source : Gallica

Charles Lucas Les Prochaines élections de mai seront-elles constitutionnelles… (1822)

Car, lorsque les droits électoraux sont unis à l'exercice des droits politiques et municipaux, on a des magistrats indépendant, élus pour d'autres fonctions, qui ne sont pas des délégués de l'autorité et que personne ne peut récuser. Cette nécessité d'un bureau élu livre d'avance la conduite et la surveillance à la majorité , et par là n'excite que trop de soupçons. Les électeurs doivent donc apporter à la formation du bureau le même soin que s'il s'agissait de l'élection même, car c'est l'avant-coureur certain de l'élection. Non seulement il faut se défier des hommes, mais encore des choses.
Source : Gallica

Charles Lucas Les Prochaines élections de mai seront-elles constitutionnelles… (1822)

Je connais un arrondissement où les électeurs libéraux étaient supérieurs en nombre aux partisans de la contre-révolution. Le sentiment de sa force inspire au parti libéral une sécurité si aveugle , que non seulement il attend l'ordonnance de convocation des colléges, mais presque la convocation elle—même, pour déterminer sur quel citoyen il portera ses suffrages. Nul n'est plus digne de les réunir que le candidat proposé.
Source : Gallica

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