Résumé

Jean-Pierre Pagès Des Élections de 1821, par J.-P. Pagès (1821)

Le besoin de liberté est senti par l'agriculture, par le commerce , par l'industrie ; le besoin d'égalité est éprouvé par tous les citoyens qui depuis 1814 ont été froissés par les hauteurs de l'aristocratie ; le besoin de dignité est le cri de tout ce qui porte un coeur français. S'il est quelques esprits fatigués par le présent, leurs chances sont belles : 1815 et 1820 les ont bien servis. Ils n'ont qu'à se taire ; ils peuvent s'en rapporter aux hommes monarchiques du soin de perdre tout ce qui existe, et d'amener de force tout ce qui n'existe pas.
Source : Gallica

Jean-Pierre Pagès Des Élections de 1821, par J.-P. Pagès (1821)

Après une aussi longue révolution , paix et sécurité, voilà la devise des peuples. Cette lassitude des orages passés, cette crainte des orages à venir ont fait l'unique force intérieure du consulat et de l'empire. Mais je l'ai déjà dit, jusqu'ici nous avons vu le pouvoir triompher des deux partis , il offrait à chacun une paix égale et une égale sécurité. Aujourd'hui ce n'est pas le pouvoir , c'est un parti qui triomphe, ce n'est pas une paix, mais une capitulation qu'il offre
Source : Gallica

Jean-Pierre Pagès Des Élections de 1821, par J.-P. Pagès (1821)

C'est dans un parti qu'on prend les magistrats qu'on impose à l'autre, et cela seul fait considérer l'autorité comme oppressive, et l'obéissance comme opprimée. Lorsque Napoléon parvint au consulat, il avait à gouverner des républicains et, des royalistes. Il ne disait pas chaque année aux uns : « Vous êtes vainqueurs, » aux autres : « Vous êtes vaincus. » Il offrit à tous une protection égale et une égale sécurité. Les magistrats administrèrent dans l'intérêt du pouvoir, et non au profit d'un parti, aussi l'on vit bientôt les partis disparaître
Source : Gallica

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